L’histoire de la boite à joujoux

Réfection d’une ancienne boite de couture.

Article mis en ligne le 3 avril 2015

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Une vielle boite transformée à la place de la vieille valise in-transformable envisagée au premier chef pour ranger une salle de classe tout entière.

C’est une vieille boite défraîchie qui m’avait été donnée par la future grand-mère de la, pas encore à l’état de projet, petite-fille qui l’aura pour ses sept ans.

Ladite grand-mère, brocanteuse et antiquaire ayant acheté, sur une brocante où je faisais l’aide-brocanteuse avec elle, une salle de classe années cinquante en parfait état pour l’anniversaire de sa petite fille, il fallait un contenant pour ranger le tout. Une valise d’avion UTA avait été pressentie, bonne taille, mais au moins un gros défaut.

Valise UTA
Et oui l’intérieur s’effrite amenant la fermeture à glissière à se désolidariser de la valise.

Le plastique intérieur partait en javel ce qui imposait une nécessaire restauration que je me suis proposée de faire parce que j’avais en vue cette vieille boite de couture que je n’avais toujours pas rafraichie.

La boite avant
Le tissu, quoique sympa était fort sale et l’intérieur avec du papier peint pas franchement attrayant.

Après avoir essayé (je vous fais grâce des photos) de restaurer la valise, j’envoie un texto à la grand-mère pour lui dire que ça n’ira pas mais que j’ai un plan B. Beaucoup de colle et de lavage de mains plus tard ainsi qu’un peu de tissu à fleur, une tresse rose et du papier marbré (et quelques heures de séchage) la boite était restaurée.

En version fermée, sous le tissu, à l’extérieur, il y a une couche de molleton de coton qui a l’immense avantage de renforcer la boite et de mieux bloquer les clous.

Vue plongeante de la boite fermée
Le fermeture par un nœud s’imposait pour une boite à jouets destinée à une petite fille.

En version ouverte avec, à ses côtés, le sac, fait dans une chute du tissu de la boite, pour les petits accessoires.

La boite ouverte
Les séparations intérieures, clouées, sont recouvertes de tissu, le reste de papier reliure (elle n’est pas encore complètement sèche).

Pour le dessous, j’ai opté pour un autre papier reliure, de moins bonne qualité d’ailleurs, mais moins fragile.

Le dessous de la boite
Un papier marbré marron industriel qui supportera mieux le contact que le papier vert clair de l’intérieur.

Et comme la grand-mère regrettait qu’il n’y eut point d’accessoires, avec les chutes de papier marbré et des feuilles de brouillon (parties blanches de papier imprimé), j’ai fait des mini-cahiers de toutes les tailles qui se rangent dans le petit sac assorti à la boite.

Cahiers miniature
Les cahiers sont agrafés, et il y a même un bloc-note.

J’étais sûre de mon coup, mais, on ne sait jamais. La boite a donc été livrée aujourd’hui, soit quelques jours avant l’anniversaire pour permettre à la grand-mère (qui l’a beaucoup aimé et adoré les cahiers que j’ai surtout faits pour elle d’ailleurs) de trouver un plan C.

L’école mise en boite
Tout tient sans problème : pupitres, bureau, chaises, tableau, poupées et sac à accessoires.

C’est un peu comme si je lui remboursais la boite avec des intérêts.

Je regrette néanmoins que la rouille des charnières métalliques soit passée sur le papier du couvercle.

P.S. :

Le titre fait référence, évidemment, à la musique pour ballet de Claude Debussy.


flèche Voir aussi : L’histoire de la boite polaire
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